Oui, la fiscalité permet de mobiliser des ressources nécessaires au fonctionnement de l’État et à la réalisation d’investissements publics.
Néanmoins ses missions vont au-delà : la fiscalité influence les décisions des acteurs économiques. Il s’agit d’un instrument de politique publique susceptible de promouvoir la justice sociale, en réponse à des déséquilibres structurels ou conjoncturels. Elle peut aussi être vectrice de participation citoyenne, et condition de l’acceptation de la légitimité des institutions.
En d’autres termes, payer ses impôts, c’est accepter le contrat social et se donner les moyens de vivre ensemble.
- Si, comme nous l’avons dit, la fiscalité joue un rôle particulier dans la construction de la société, une faible pression fiscale est-elle systématiquement synonyme de contrat social fragilisé ?
- Quelles sont les implications de ces chiffres sur le vivre ensemble dans des pays qui collectent moins ?
- L’instabilité politico-institutionnelle caractérisée par plusieurs coups d’État dans la sous-région est-elle, indirectement, une manifestation des difficultés éprouvées par les pays à proposer un contrat social sain et juste ?
- Doit-on juger de l’efficacité d’une politique fiscale uniquement à l’aune des recettes mobilisées ?











