
Recent epidemics, as well as structural challenges related to health systems, serve as a reminder that health issues are never neutral: they are embedded in social, economic and cultural relationships that affect women, men and gender minorities differently. In many contexts, women face structural barriers to accessing health services: restrictive social norms, heavy domestic burdens, economic dependence, gender-based violence. Men, for their part, may face other social determinants: masculine norms that discourage them from seeking care, increased exposure to certain occupational risks, or risky behaviours encouraged by certain representations of masculinity. The research community is still struggling with this issue: 60% of drugs are tested in clinical trials where women are under-represented, while most of these trials do not analyse gender differences.
In light of these findings, the systematic integration of a gender perspective into global health policies and programmes is no longer an option but a necessity. So how can this be put into practice in the field? How can it be brought more directly to international forums for better consideration by decision-makers? With the end of 2025 marked by numerous international highlights related to global health and the fight for gender equality, such as the 16 Days of Activism Against Gender-Based Violence (25 November to 10 December), the 8th replenishment of the Global Fund to Fight AIDS, Tuberculosis and Malaria, and World AIDS Day on 1 December, this event provided an opportunity to address issues related to gender mainstreaming in global health policies.
L’émission du 4 décembre a permis de débattre et d’échanger pendant 1h30 sur la santé mondiale et les enjeux de genre. Après un entretien avec Jérémie Pellet, directeur général d’Expertise France, dans lequel il a pu rappeler l’importante intégration du genre de manière transversale dans l’ensemble de nos interventions sur le terrain, et particulièrement en santé mondiale où ces enjeux sont extrêmement sensibles, Gallagher Fenwick, le modérateur de l’émission, s’est tournée vers 3 intervenants pour la première table-ronde sur les barrières liées au genre dans l’accès aux soins et les solutions. Présent en plateau, Elian Passier, référent genre à Médecins du Monde – France, a commencé par présenter l’approche genre intersectionnelle de l’ONG et comment elle est appliquée dans ses programmes en Côte d’Ivoire, Madagascar ou encore au Mexique mais aussi la mise en place d’outils pour réduire les violences et améliorer l’accès aux soins pour les femmes et les minorités de genre, comme des ateliers d’auto-défense. Connectée depuis Lyon, Charlotte Berquin, spécialiste Localisation, Genre et Inclusion à l’Académie de l’OMS, a ensuite souligné l’importance d’adapter les formations à destination du personnel de santé aux différents contextes culturels, linguistiques et sociaux des pays d’intervention mais également comment l’Académie intègre de manière systématique l’approche genre en santé dans ses cours. Gisele Umutoniwase, Directrice de programmes au Centre de Ressources pour les hommes au Rwanda (RWAMREC), a quant à elle appuyé sur la nécessité de mobiliser les hommes dans la lutte contre les violences basées sur le genre (VBG) et les inégalités en santé.
Nous avons également eu le plaisir de retrouver une partenaire de longue date de l’agence du projet Pour Elles : Sport et culture et également intervenante lors de la cérémonie des 10 ans d’Expertise France en février 2025, Géraldine Tobé. Artiste plasticienne, connectée en direct depuis Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC), elle nous a notamment présenté son projet “Handicap Mental”, qui utilise l’art comme outil psychothérapeutique pour accompagner les personnes marginalisées et briser les tabous autour de la santé mentale des femmes en Afrique de l’Ouest.
En deuxième partie d’émission, nous avons accueilli 4 intervenantes pour échanger sur l’étape après avoir eu accès aux soins : les biais existants dans la qualité des soins prodigués. Etaient avec nous en plateau Anne-Sophie Grenouilleau-Albertini, conseillère pharmaceutique à la Haute Autorité de Santé (HAS) et rédactrice du rapport « Sexe, genre et santé » (2020), et Prof. Jacqueline Dunkley-Bent, Cheffe Sage-femme à la Confédération internationale des sages-femmes (ICM), tandis que Mélanie Samson, Responsable Technique Senior, Santé des Femmes à la Fondation mondiale de la Chirurgie, et Kady Kourouma, Responsable Offre de services Santé sexuelle et reproductive chez Solthis, étaient connectées depuis Genève et Abidjan. Cette table-ronde a permis à Anne-Sophie Grenouilleau-Albertini de souligner pour elle l’importance de distinguer les notions de sexe (biologique, anatomique et chromosomique) et genre (social) afin de concevoir des politiques de santé plus justes et inclusives de toutes les populations mais également des actions de la HAS pour lutter contre les biais de genre dans la recherche et au sein du corps médical, comme le déploiement de campagnes de sensibilisation. Prof. Jacqueline Dunkley-Bent a, elle, mis en avant les disparités criantes dans les taux de mortalité à l’échelle mondiale (1 sur 100 000 en Norvège contre 1 000 pour 100 000 au Tchad par exemple) et le travail de l’ICM pour former et ainsi donner aux sages-femmes dans les pays à faibles revenus plus de pouvoir d’agir pour améliorer la qualité des soins maternels. Représentant la Fondation mondiale de la Chirurgie, Mélanie Samson a présenté l’approche holistique et centrée sur les femmes de son organisation dans ses pays d’intervention comme le Kenya, le Népal ou le Nigéria, et sa lutte pour déstigmatiser l’accès à la césarienne ou encore pour briser le tabou de la dépression post-partum. Enfin, Kady Kourouma a elle aussi mis en avant les actions de Solthis pour lutter contre les biais dans les soins médicaux, notamment pour déconstruire les représentations stigmatisantes des soignants envers les travailleuses du sexe, dont les besoins en matière de santé sexuelle et reproductive sont très souvent non couverts, principalement sur le manque de prévention des IST/MST ou encore les tests ou suivi de grossesse.
Ce #RDV s’est conclu par la séquence “Perspective” avec l’intervention du Fonds Mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, représenté par Michelle Remme, Responsable du groupe thématique sur les droits humains, l’égalité de genre et l’équité en santé. Michelle Remme a ainsi présenté ce partenariat mondial unique en faveur de la solidarité et de l’équité en santé, qui a contribué à sauver 70 millions de vie depuis sa création. Dans un contexte international de fortes perturbations, notamment financières, le Fonds Mondial continue de travailler avec ses partenaires pour maintenir l’accès aux soins essentiels aux populations les plus vulnérables pour lutter contre les trois pandémies mais également réduire les inégalités de genre.











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